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Le raisin

C’est en automne que se font les vendanges. Personne ne l’ignore et le rappelle aux bons voyageurs qui portent sur la vie un beau regard. Le jus de la treille se tire parfois très vite, on le dit nouveau, ou bien on déguste les meilleurs vins après plusieurs années de maturation.
La vendange reste un souhait qui se goûte mieux en attendant de nombreuses années.
Consommez avec attention : il est souvent plus difficile de finir une bouteille que de la commencer.

Il y a du plaisir à boire des canons en compagnie d’un ami ou d’un invité surprise tombant du ciel pour avoir écouté les échos des libations.

Les réfractaires à l’alcool apprécient le jus de raisin non fermenté, il apporte des vitamines et facilite le transit intestinal. Comme le jus de pruneau et le jus de rhubarbe, on peut le recommander en cas de problèmes de constipation.

Les grappes sont présentées en dessert, entre le fromage et la poire dans les grands repas de famille. Le fruit est calorique, très sucré, il offre du tonus et de l’énergie.

Il existe une multitude de recettes de cuisine incluant le raisin : desserts sucrés, mais également à l’intérieur de plats salés. Histoire de supporter les chaleurs estivales, les raisins secs rehaussent la saveur des taboulés. Autre dégustation orientale, plus chaude : le couscous s’améliore avec de petits grains noirs séchés.

Il existe une anecdote historique au sujet de la célèbre plante grimpante. En 73 av. J.-C, un petit groupe d’esclaves s’évadent de l’école de gladiateurs de Capoue et se réfugient sur le mont Vésuve. Confinés au sommet de la montagne, sous le siège d’une première vague de Légions impériales, les révoltés prennent une nouvelle fois la clé des champs, en fabriquant des échelles avec les sarments des vignes  salvatrices qui escaladent les pentes raides. Une idée brillante de leur meneur, on trouve de l’inspiration à suivre les t(h)races de Spartacus.

Pierre Crouzier

Texte et dessin: Olivier Crouzier

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