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Bien s’équiper

Ratisser, semer, tailler, récolter… Dès que le temps le permet, rien de tel pour bouger et lâcher prise, à condition d’être prudent.

Chapeau, gants… Les protections indispensables

Oubliez les shorts, les débardeurs et les tongs. Le jardinage, au potager comme au verger, se pratique en tenue adaptée : un top à manches longues, un pantalon, des chaussettes, des chaussures renforcées, et bien sûr des lunettes et un chapeau.
Autant d’équipements de protection individuelle (EPI) qui protègent du soleil et évitent coupures ou blessures.
« Par exemple, une tondeuse à gazon peut éjecter un caillou à une vitesse de 50 à 150 km/h », rappelle Olivier Chanjou, président de l’Association de prévention des accidents de la vie courante (APAVC). Tous les ans, près de 500 personnes perdent un œil à cause de projections en tout genre. Surtout, on n’oublie pas les gants, ajustés, sans espace au bout des doigts. Ils doivent être adaptés à la pratique et
donc spécifiques au risque encouru : la coupure, l’abrasion, la brûlure… Pour la taille, ils seront renforcés au niveau des doigts et devront couvrir le poignet.

Attention aux intoxications

Si vous utilisez des produits chimiques comme des engrais ou des pesticides (uniquement un jour sans vent), pensez à porter un masque chirurgical. Depuis le Covid, on sait tous où en trouver ! Ainsi, vous limiterez les intoxications et allergies par contact direct ou par les vapeurs. Et gardez à l’esprit que certaines plantes, aussi jolies soient-elles, s’avèrent naturellement toxiques. C’est le cas des lauriers roses et
des azalées. « Les victimes d’empoisonnement sont surtout des enfants, des seniors et des jardiniers occasionnels ». On ne laisse jamais des bambins seuls au jardin. Ils peuvent par  exemple être attirés par un simple bouton d’or… qui se révélerait dangereux s’ils l’avalaient.

Gare aux bactéries

Le tétanos se contracte via une bactérie (Clostridium tetani) présente dans la terre, le fumier souillé ou le métal rouillé. Elle peut être mortelle. « On remarque actuellement une recrudescence des cas, surtout chez les personnes âgées et les femmes », précise la Fédération
française de prévention des risques domestiques (FFPRD). Vérifiez que vous êtes à jour de votre rappel vaccinal (tous les vingt ans à partir de 25 ans, puis tous les dix ans après 65 ans). Autre germe potentiellement létal : la leptospire, présente, elle, dans les sols boueux et les eaux souillées (450 cas en 2020). Les bons réflexes dans son jardin ? Ne jamais porter ses mains à la bouche et au nez. Ces bactéries pénétrant dans l’organisme via une plaie, il est indispensable d’être bien couvert et de protéger une éventuelle coupure ou griffure avec un pansement, y compris si vous êtes équipé de gants.

Des outils bien entretenus et rangés

Il est conseillé de nettoyer son matériel après chaque usage avec de l’eau et du savon de Marseille pour éviter la rouille et les bactéries qui peuvent se développer.
Prenez l’habitude de vérifier que les manches en bois restent bien fixés à la partie en métal, qui peut se désolidariser au fil des saisons… et blesser accidentellement. « Les outils électriques doivent être réglés, de préférence par un professionnel ». Le but est de prévenir tout « déraillement » qui pourrait faire des dégâts.

Autre précaution : une fois sur le terrain, ne jamais bloquer  volontairement les sécurités de l’outillage électrique. Ces techniques de sûreté permettent un arrêt des mécanismes au cas où l’engin tombe, se bloque sur un obstacle… Attention aussi au rangement : placez les tranchants en hauteur. Quant aux outils comme la scie ou la
bêche, entreposez-les la tête en haut. Personne ne pourra ainsi se faire mal au passage.

Les exercices pour soulager le dos

Comme avant toute activité physique, il faut s’échauffer avant de jardiner (marcher 100 à 200 m). Ensuite, « c’est l’alternance qui est importante », résume la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR).
Autrement dit, on évite le tout ou rien. Pas d’opération commando d’une journée non-stop à bêcher après plusieurs semaines sans avoir mis les pieds dans le potager !
L’astuce pour épargner son dos ? Chaque fois que l’on se penche, on décale les pieds (un devant, un derrière) pour travailler en fente avec un centre de gravité entre les jambes, puis on fléchit à l’arrière. On s’offre également des micropauses avec un mouvement inverse : les mains sur le bassin, on tire le dos en arrière s’il est resté longtemps en avant, on s’incline à gauche si l’on s’est longuement incliné vers la droite… Et puis, on adopte un petit tabouret pour être à la hauteur de ses fleurs. Ça
soulage ! Enfin, on ne présume pas de ses forces pour transporter du matériel, la brouette n’existe pas pour rien…